Cela fait de nombreuses années que nous parcourons les Pyrénées, en toute saison, et notamment dans le cadre de notre association Brax Montagne.
Dominique depuis longtemps nous parlait de son projet de traversée « dés qu'il serait à la retraite ». Celle-ci est arrivée, mais la première année n'ayant pu réaliser son projet, il l'a reporté d'un an. Sophie et moi nous en avons profité pour lui proposer de l’accompagner, ce qu'il a accepté sans hésiter.
L'objectif de cette traversée est de relier Hendaye à Banyuls, par la Haute Route Pyrénéenne (HRP) inventée en 1968 par Véron. Le sens d’ouest en est a été choisi pour atteindre les hautes altitudes un peu plus tardivement d’une part et pour avoir le plus de chance de soleil à l’arrivée d’autre part.
Pour éviter d’avoir trop de névés et pour finir
avant qu’il n’y ait trop d’orages nous avons visé le
créneau 24 juin – 5 août. L’automne est aussi une bonne
période mais les contraintes professionnelles sont trop fortes.
Sophie fera avec nous la première journée, puis nous
quittera pour 3 jours (bac et brevet de nos enfants) et nous rejoindra
définitivement au port de Larrau. Dominique fera un A/R à
Toulouse vers le 6 juillet pour assister à la soutenance de
doctorat de sa fille.
• 41 étapes
• 800 km à parcourir : soit 20 km par jour (soit 10 km vers l’est)
• 43.000 m à gravir (1100 m par jour)
• 7 à 8h de marche par jour
Le profil du parcours est a peu prés celui ci-dessous (graduation <> ¼ de journée). On voit que la montée en partant d’Hendaye est plus « douce »…
Mis à part nos jambes et le sac à dos, nous avons
opté au maximum pour les refuges ou gîtes. Ceci pour
limiter le poids (voir page « données techniques »),
éviter certains désagréments météo
et favoriser le repos.
Pour le ravitaillement ,11 points de rencontre avec les amis sont
planifiés, jusqu’au 23 juillet, après plus rien jusqu’au
5 août.
Au départ François nous emmène en bateau jusqu’au
ponton d’Hendaye. Jean-Paul nous organise le gîte à
l’arrivée, pour notre retour dans la plaine. Pour l’anniversaire
de Sophie ravitaillement au Pinet et à Mounicou, avec le
Montcalm (3005m) en prime !
Le choix des refuges / gîtes impose que les réservations
soient effectuées à l’avance, donc une contrainte «
horaire ». Deux journées tampons sont prévues
(Viados pour l’ascension des Posets et le Pinet pour l’ascension du
Montcalm) qui peuvent être utilisées pour absorber
certains retards.
Le premier élément à planifier a
été le travail. Si Dominique est maintenant à la
retraite (d’Airbus), Sophie s’est organisée pour terminer ses
cours (loisirs créatifs) avant le départ et Patrick a
préparé avec sa société (de services
informatiques Sopra Group) 9 mois à l’avance son absence de 6 ou
7 semaines.
Ensuite coté enfants, outre les bac, brevet et autre doctorat,
il restait à trouver pour Jade un stage de langue en Espagne, et
un séjour avec sa grand-mère en Bretagne, afin de
l’occuper durant cette période.
Puis l’appel aux copains a été lancé pour
déterminer les points de ravitaillement possibles. Ils furent
nombreux à répondre à l’appel, nous évitant
ainsi d’installer des « caches » de nourriture le long du
parcours.
Après, le contenu du sac à dos a été
étudié (la balance de cuisine n’a jamais
été autant utilisée !) et la aussi les amis ont
été mis à contribution quand il avaient du
matériel « léger » (piolet de 250 gr par
exemple !).
Enfin toutes les réservations possibles ont été
réalisées (avec l’aide parfois d’hispanophone), les
différents paquetages définis, les provisions
achetées…
Côté entraînement, disons que nous nous appuyons sur
notre activité régulière de randonneur (une
quinzaine de sorties d’un ou deux jours par an) depuis fort longtemps.